Les droits de l’homme, pour quoi faire?

À l’occasion du 68e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, nous avons été invités le 16 décembre à une conférence sur les droits de l’homme par deux représentants de la Ligue des droits de l’homme, Michel Philibert et Roseline Tiset, et à débattre avec eux. On a vu tout d’abord des documentaires. L’un d’entre eux nous montrait que cette question était posée dès l’antiquité.

Mais ce n’est qu’avec l’habeas corpus de 1679 en Angleterre qu’un pays se dote d’une loi pour empêcher les arrestations et emprisonnements arbitraires. Même le roi ne pouvait plus faire arrêter quelqu’un sans passer par un tribunal. Avec la constitution américaine puis la déclaration des droits de l’homme et du citoyen en France en 1789 d’autres étapes ont été franchies. Dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen il est dit que « les hommes naissent libres et égaux en droits ». Mais il semble qu’on ne parle que des citoyens français : les esclaves et les femmes sont exclus. Ce n’est qu’en 1848 que l’esclavage est aboli et qu’en 1944 que les femmes ont le droit de vote en France.

Avec la déclaration des droits de l’homme à l’ONU, ceux-ci deviennent universels pour la première fois. Il s’adressent à tous dans tous les pays du monde. Les intervenants soulignent le caractère dynamique de la question des droits de l’homme. Ils progressent et semblent parfois reculer ou n’avoir aucune influence dans certains pays, mais restent un instrument de libération. Car la déclaration universelle des droits de l’homme n’est pas contraignante ; l’ONU ne peut pas obliger les états à agir en accord avec eux. Mais ils sont une norme et un idéal qui permettent d’avancer. Des élèves ont posé des questions sur ce qui peut être fait quand des états refusent d’accorder à leurs citoyens les droits que reconnaît l’ONU. On leur a répondu que seuls alors les mouvements des citoyens eux-mêmes peuvent remédier à cette situation. Mais ça ne marche pas toujours.  L’ONU intervient pour encourager les états à respecter ces droits, ou dans des situations de crise comme celle des migrants (elle aide les réfugiés syriens en Turquie par exemple)…