Chez Jean-Paul Carbonel

Un art porté par un dynamisme mathématique.

Jean-Paul Carbonel a exercé au lycée Jean Prouvé pendant 20 ans. Il enseignait les SCBH (systèmes constructifs bois et habitat) aux élèves qui préparaient ce BTS.

Et il n’a cessé pendant cette période de cultiver une autre passion : la peinture et la sculpture, auxquelles il se consacre aujourd’hui entièrement. Il a exposé plusieurs fois au lycée dans le cadre du printemps artistique, et on pouvait voir ses œuvres dernièrement dans une salle de l’hôpital d’Avesnes et à l’office du tourisme du Cateau Cambrésis. Il vit à Maroilles avec son épouse Marilyne, près de la forêt de Mormal et de la Sambre, dans une propriété où il prépare son propre cidre.

Mais Jean-Paul ne semble pas tirer son inspiration de son environnement, qui se prête à la contemplation, tout au moins pas directement : son art est imprégné de mathématiques et de sciences physiques. Il parle de sa surprise lorsqu’il a découvert que les spéculations mathématiques, loin de s’affranchir des réalités, les rejoignent à leur pointe la plus extrême. Les spéculations pures ne cessent jamais vraiment d’accompagner le réel.

Il définit son art comme un jeu entre l’aléatoire et des règles constamment redéfinies d’où surgissent les idées, qui donneront lieu à de nouvelles toiles, sculptures, toiles-sculptures, dessins. Une toile ou une sculpture contient le germe d’une autre, puis celle-ci d’une autre encore, dans un mouvement continu. Toutes les œuvres forment ainsi une chaîne associative.

Les toiles

Jean-Paul part d’un modèle, établit une régularité qu’il modifie selon son inspiration et qui est la base d’un programme communiqué à une machine pour creuser la surface plane d’une surface en MDF (panneau de fibres à densité moyenne), dont il peint ensuite les reliefs.

Il crée ainsi des toiles où les formes et les couleurs paraissent tour à tour se répondre, se regrouper, se fragmenter, s’éloigner, et présentent des effets visuels différents selon qu’on les regarde de près, de loin, de droite ou de gauche, comme si elles avaient une vie propre (effets qui ne sont pas voulus, me dit-il). Chaque toile possède un rythme, fait jouer des variations comme un morceau musical…

 

 

Sculptures et mobilier

On retrouve ce jeu géométrique et rythmé dans des sculptures, des zomes et certains meubles.

On aura sans doute le plaisir de revoir Jean-Paul lors d’un printemps artistique. On lui souhaite une bonne continuation.