Témoignage d’un ancien résistant

On a vu une exposition prêtée par l’ANACR sur la résistance dans le Nord-Pas-de-Calais pendant l’occupation puis on a entendu le témoignage d’un ancien résistant.

Le Nord-Pas-de-Calais était une zone interdite pendant l’occupation qui dépendait du commandement de Bruxelles. On a appris que les mineurs ont fait grève en 1941 pour s’opposer à des cadences très dures. Une usine du Valenciennois qui fabriquait du benzol (un carburant fabriqué à partir du charbon) a été détruite.  La région était importante parce qu’elle était la plus grande productrice de charbon de France; on fabriquait aussi des locomotives à Fives, où des ouvriers sabotaient le travail pour empêcher les nazis d’en tirer profit.

Après l’exposition nous avons fait la rencontre d’un ancien résistant, Pierre-André Charret.

Il a résisté dans la Creuse. Il avait 14 ans quand les troupes allemandes sont arrivées. Il s’est engagé a 17 ans en septembre 1943. Il était lycéen au lycée de garçons de Guéret. Il appartenait au réseau des FTP (Francs Tireur et Partisans) proche du parti communiste. Son groupe s’appelait René Laforge, du nom d’un camarade qui avait été fusillé. On se souvient d’un épisode qu’il nous a raconté : son groupe a transporté un fusil mitrailleur comprenant les munitions, canon de rechange et l’arme principale sur des vélos. Ils avaient recouvert la cargaison de torchons. Ils n’ont pas été découverts.

 

Pendant ce temps, la mère de Pierre-André travaillait comme infirmière dans une école où des enfants juifs se cachaient sous de fausses identités. Ils ont survécu a la guerre.

Ce genre de témoignage est très enrichissant car il est rare : les résistants sont de moins en moins nombreux. Ce qu’il nous a dit complétait le témoignage de Lili Leignel, une rescapée du camp de Ravensbrück, que nous avions entendu l’an passé à Lomme.

Nicolas Delobel et Jérôme Billemont