Visite de champs de bataille

Le jeudi 31 mai nous sommes allés à Péronne pour visiter l’historial de la grande guerre 14-18. Puis nous nous sommes rendus sur d’autres lieux de mémoire de la bataille de la Somme. Cette bataille eut lieu de juillet à novembre 2016, et fut le front le plus meurtrier de la 1re guerre. La journée était organisée par M. Logier. On vous propose de suivre cette visite avec nous à travers les photos et nos commentaires.

L’historial de la grande guerre

Uniforme et équipement dans l’armée française

Entre 1914 et 1915 l’uniforme de l’armée française change :
– dans l’uniforme de 1914, la couleur rouge datait de l’époque de Napoléon – elle avait été choisie pour dissimuler le sang. Le képi était aussi très voyant et ne protégeait pas la tête du soldat.
– en 1915, le bleu horizon remplace les couleurs précédentes, et le casque Adrian remplace le képi.

Le barda du soldat

Le barda du soldat : les affaires du soldat dans les tranchées. Le sac du soldat pèse entre 35 et 40 kg.

Uniforme et équipement dans l’armée allemande

En 1914 les uniformes allemands étaient gris avec quelques éléments de couleur rouge.
Ils portaient aussi le casque à pointe (la pointe en métal et le casque en cuir).
En 1916 le rouge disparaît et le casque à pointe également, remplacé par le casque en fer. Ce dernier protège d’avantage la tête que ceux que portent les soldats français et britanniques. Mais il a quelques défauts : les bruits d’explosions résonnent dans le casque et les soldats peuvent se faire « le coup du lapin » avec le métal qui descend sur la nuque.

Uniforme et équipement dans l’armée britannique
Affiche canadienne

L’uniforme Britannique était mieux conçu pour le camouflage. En 1916 la casquette est remplacée par le casque métallique qui a pour avantage d’être fabriqué d’une seule pièce, et qui pouvait donc être produit facilement en grand nombre. L’affiche à gauche est une affiche de propagande canadienne incitant les hommes à aller combattre.

La vie dans les tranchées

Ces images montrent les activités des soldats quand ils ne combattent pas : un gramophone (appareil à musique), une guitare fabriquée avec une gamelle de soldat et une collection de rats.

Armes et communications

Sur ces images on trouve des armes utilisées pendant la guerre: mitrailleuses, mitraillettes et mortiers. Les mitrailleuses ont été les armes les plus meurtrières.
Des masques à gaz ont été créés pour repousser les attaques des gaz allemands.

Voici une maquette d’avion utilisé pendant la première guerre mondiale.
A coté ce sont les canaux de communication (téléphone), mais très vite remplacés par les pigeons voyageurs car les câbles étaient facilement coupés.

Après l’armistice

Les conséquences de la guerre sont terribles. Des monuments aux morts sont construits dans toute la France. De nombreuses femmes sont devenues veuves. Parmi les blessés il y a beaucoup de gueules cassées. Ces derniers ont eu de mal à retourner à la vie civile. Il y a eu de nombreux cas de suicide.

Fin de la visite de l’historial

C’est l’heure du repas!


Le trou de mine de La Boisselle

Après le repas nous avons visité un trou de mine qu’on appelle « Le trou de mine de La Boisselle » – et en anglais le « Lochnagar Crater ». Il a une circonférence d’environ 100 m et une profondeur de 22 m. Le terrain a été racheté par un Britannique. Ce dernier a ouvert le Lochnager crater au public.

Notre guide, Audrey, nous explique comment la mine a explosé. Les Britanniques creusent un tunnel jusqu’au sous-sol de la tranchée allemande et déposent une mine de 27 tonnes en essayant de ne pas faire de bruit. L’explosion est gigantesque !

2 minutes après, la terre et les pierres retombent et les soldats partent à l’assaut.


Le mémorial de Thiepval

 

Etape suivante: le mémorial de Thiepval. Ce mémorial a été construit par les Britanniques pour se remémorer les morts de la guerre. Le mémorial est composé de 2 parties : un cimetière où reposent des soldats français et britanniques, et un monument des disparus. Au coeur du monument, on peut lire cette phrase : Their name liveth for evermore (leurs noms ne seront jamais oubliés). Les noms des disparus sont inscrits sur les piliers. Dès qu’on retrouve une dépouille qu’on parvient à identifier, on enlève son nom du mémorial et place son corps parmi ses camarades au cimetière.

On voit à droite les tombes britanniques (des stèles) et à gauche les tombes françaises (de simples croix).


Le mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel

 

Dernière étape de la visite : le mémorial terre-neuvien de Beaumont-Hamel. Aujourd’hui ce mémorial est en territoire canadien. Il est conservé en mémoire des soldats de Terrre-Neuve (en anglais : Newfoundland) morts au début de la bataille de la Somme (1er juillet 1916). 85 % du régiment fut massacré en 20 minutes lors d’une offensive. Le caribou symbolise le régiment.

Nous sommes rentrés de la Somme vers 16h. Les visites ont été très instructives.

Corentin Riquet Lapierre et Florian Despierres