Retour sur la journée des droits des femmes

Avec Angélique, Chloé et Elhorrie (BTS2ERA)

 

La veille, le 7 mars, nous avons posté des affiches un peu partout au lycée. La plupart des affiches traitent de l’inégalité entre hommes et femmes, et aussi d’une certaine violence qui est faite aux femmes : les différences de salaire, la présence plus importante des hommes dans les postes de responsabilité et de pouvoir, le harcèlement sexuel au travail, la tentative de certains de déterminer la manière dont nous nous habillons…

 

 

Ces inégalités et ces « tracas » traversent plein de situations dans la vie quotidienne. Les affiches permettent de les évoquer et d’en parler. Le 8 mars on a pu en discuter avec les garçons de nos classes pendant qu’ils regardaient les affiches et les commentaient.   

Les garçons se sont défendus en nous disant par exemple que eux aussi accomplissent leur part dans les tâches ménagères. Ça nous a fait sourire parce qu’ils n’étaient pas très crédibles à ce sujet. Un domaine où la différence dans la perception entre garçons et filles est flagrante est celui qui touche aux « aventures ». Si un garçon fait de nombreuses conquêtes féminines, ce sera valorisant et perçu comme un exploit ; si une fille a de nombreuses aventures, on l’associera à une prostituée.

Les réseaux sociaux ont aussi modifié la donne. On peut être victime de harcèlement dans la vie courante, mais ça prend une toute autre dimension quand des photos et des rumeurs circulent sur les réseaux : on n’arrive plus à s’en débarrasser et ça pourrit une vie.

Angélique Vernier, Chloé Aernouts, Elhorrie Zaplata

 

Avec Marion (TSTI2D1)

 

Chez les lycéens, de la classe de 2e à celle de terminale, le clou de la journée a été le visionnement d’un court métrage sur youtube intitulé #Deardaddy avant le cours de philo ou de français, puis les débats qui ont suivi.

Il s’agit d’une fiction : une petite fille va naître et dit à son père tout ce qui risque de lui arriver du simple fait qu’elle naît fille. Les insultes, les reproches sur la manière dont elle s’habille, un viol, la brutalité d’un compagnon… L’effet est bouleversant.

Après le passage du film, il y eut un grand silence. Personne n’osait parler. J’ai été la première à prendre la parole. J’ai dit que ce n’était pas normal de ne pas respecter les filles. Ça a brisé la glace. Tout le monde s’est mis à parler. Les garçons ont dit que eux aussi parfois peuvent subir un harcèlement moral de la part des filles – des moqueries et des insultes par exemple après une rupture.

Marion Diana

La journée Portes Ouvertes du 16 mars

La 2e journée est plus particulièrement destinée aux futurs lycéens, mais les futurs étudiants sont aussi les bienvenus. Les visiteurs sont accueillis par Mme Laurent et M. Beccart qui les orientent, et les élèves qui jouent le rôle de guides.

 

 

Dès leur entrée dans le hall, ils découvrent qu’il y a désormais au lycée une option EPS rugby et que l’ouverture d’une classe préparatoire ATS en génie civil et architecture est prévue à la rentrée 2019.

 

 

Les parents se posent de nombreuses questions face à la réforme du lycée général et technologique. En salle De Cecco, Mme Bertin et M. Beauvois leur expliquent en quoi la réforme consiste. Ils présentent les spécialités proposées au bac général au lycée et le bac technologique STI2D.

 

 

Pendant ce temps les visites se poursuivent. En STI2D et en sciences de l’ingénieur, MM. Pillard, Wojtkowski et Cassez rencontrent un public attentif.

 

 

Nous espérons qu’ils seront nombreux à venir nous rejoindre l’an prochain.

 

Le harcèlement en question

Hier on a participé à des ateliers sur le harcèlement au lycée. On s’est réparti en deux groupes avec deux animateurs de l’association AROEVEN. Ils se sont présentés et nous nous sommes présentés à notre tour.   L’animateur de mon groupe s’appelle Félix.

 

On a fait un brainstorming sur les mots clés du harcèlement :

– le harcèlement physique : coups, pincements, bagarres…

– le harcèlement moral : tout ce qui vise une différence dans le physique de l’autre – le surpoids, la couleur de cheveu (les roux), la couleur de peau, le style vestimentaire (gothique par exemple).

– le sexisme dont sont victimes les filles

– l’ostracisme, c’est à dire l’exclusion. Par exemple tout le monde s’invite à un McDo mais on « oublie » une personne.

J’étais moi même témoin de harcèlement contre d’autres jeunes qui font du surpoids quand j’étais au collège.

Les conséquences chez les victimes

Les conséquences sont lourdes : mépris de soi, perte de confiance, automutilations, excès de médicaments. Cela peut aller jusqu’au suicide.

Les conséquences judiciaires

Le harcèlement est sous le coup de la loi. Par exemple, filmer une bagarre peut mener à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

Les différents types de harceleur

Il y a différents types de harceleurs : le harceleur principal, les spectateurs qui ne réagissent pas et ceux qui encouragent le harcèlement.

Le harcèlement peut commencer dès l’école primaire avec le racket.

la journée portes ouvertes de samedi dernierAu harcèlement s’ajoutent souvent les menaces : la victime a peur, d’autant plus qu’elle est seule.

On ne peut pas être neutre : soit on fait partie du camp harceleur, même si on ne réagit pas et laisse faire (cela ne nous dérange pas), soit on est harcelé. La différence est que le ou la harcelé(e) est seul(e), sauf quand certains décident de le défendre.

Car parfois il y a ceux qui disent aux harceleurs d’arrêter ou qui en parlent à un adulte.

Le cyber harcèlement

Un exemple courant : la diffusion sur internet de photos intimes d’une ex-partenaire après une rupture.

Le cyber harcèlement est la continuation de ce qui peut se passer au lycée. Auparavant, comme il n’y avait pas internet, le harcèlement était limité. Aujourd’hui il peut se poursuivre sur les réseaux sociaux. La persécution de la victime s’amplifie alors et continue. C’est un sujet tabou, les victimes elles-mêmes n’osent pas en parler. Le cyber harcèlement est pénalisé depuis 2014. Des peines sont encourues, même pour ceux qui ne font que partager ou commenter avec complaisance des photos compromettantes.

Les solutions pour y remédier

Ce qui est important c’est la parole. Il faut que la victime en parle à sa famille, à ses amis ou un psychologue. Si elle n’en parle pas, elle reste seule et continue d’en souffrir. Parler c’est briser le cercle d’isolement et de peur dans lequel le harceleur veut l’enfermer. Même si la victime n’arrive pas à en parler à ses proches, elle peut toujours appeler un numéro vert : 30 20

Le harceleur souvent continue son harcèlement jusqu’à ce que quelque chose l’arrête : une plainte au commissariat par exemple ou une convocation par le CPE ou le proviseur. Cela implique que la victime ait réussi à en parler.

On aurait pu en discuter davantage. J’ai trouvé ça trop court. Tout le monde a beaucoup participé, même ceux qui sont timides en classe. On était plus ou moins d’accord. En discuter nous a permis de mieux cerner le phénomène. Avant on n’en parlait pas du tout.

Etienne Da Cruz