Le harcèlement en question

Hier on a participé à des ateliers sur le harcèlement au lycée. On s’est réparti en deux groupes avec deux animateurs de l’association AROEVEN. Ils se sont présentés et nous nous sommes présentés à notre tour.   L’animateur de mon groupe s’appelle Félix.

 

On a fait un brainstorming sur les mots clés du harcèlement :

– le harcèlement physique : coups, pincements, bagarres…

– le harcèlement moral : tout ce qui vise une différence dans le physique de l’autre – le surpoids, la couleur de cheveu (les roux), la couleur de peau, le style vestimentaire (gothique par exemple).

– le sexisme dont sont victimes les filles

– l’ostracisme, c’est à dire l’exclusion. Par exemple tout le monde s’invite à un McDo mais on « oublie » une personne.

J’étais moi même témoin de harcèlement contre d’autres jeunes qui font du surpoids quand j’étais au collège.

Les conséquences chez les victimes

Les conséquences sont lourdes : mépris de soi, perte de confiance, automutilations, excès de médicaments. Cela peut aller jusqu’au suicide.

Les conséquences judiciaires

Le harcèlement est sous le coup de la loi. Par exemple, filmer une bagarre peut mener à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

Les différents types de harceleur

Il y a différents types de harceleurs : le harceleur principal, les spectateurs qui ne réagissent pas et ceux qui encouragent le harcèlement.

Le harcèlement peut commencer dès l’école primaire avec le racket.

la journée portes ouvertes de samedi dernierAu harcèlement s’ajoutent souvent les menaces : la victime a peur, d’autant plus qu’elle est seule.

On ne peut pas être neutre : soit on fait partie du camp harceleur, même si on ne réagit pas et laisse faire (cela ne nous dérange pas), soit on est harcelé. La différence est que le ou la harcelé(e) est seul(e), sauf quand certains décident de le défendre.

Car parfois il y a ceux qui disent aux harceleurs d’arrêter ou qui en parlent à un adulte.

Le cyber harcèlement

Un exemple courant : la diffusion sur internet de photos intimes d’une ex-partenaire après une rupture.

Le cyber harcèlement est la continuation de ce qui peut se passer au lycée. Auparavant, comme il n’y avait pas internet, le harcèlement était limité. Aujourd’hui il peut se poursuivre sur les réseaux sociaux. La persécution de la victime s’amplifie alors et continue. C’est un sujet tabou, les victimes elles-mêmes n’osent pas en parler. Le cyber harcèlement est pénalisé depuis 2014. Des peines sont encourues, même pour ceux qui ne font que partager ou commenter avec complaisance des photos compromettantes.

Les solutions pour y remédier

Ce qui est important c’est la parole. Il faut que la victime en parle à sa famille, à ses amis ou un psychologue. Si elle n’en parle pas, elle reste seule et continue d’en souffrir. Parler c’est briser le cercle d’isolement et de peur dans lequel le harceleur veut l’enfermer. Même si la victime n’arrive pas à en parler à ses proches, elle peut toujours appeler un numéro vert : 30 20

Le harceleur souvent continue son harcèlement jusqu’à ce que quelque chose l’arrête : une plainte au commissariat par exemple ou une convocation par le CPE ou le proviseur. Cela implique que la victime ait réussi à en parler.

On aurait pu en discuter davantage. J’ai trouvé ça trop court. Tout le monde a beaucoup participé, même ceux qui sont timides en classe. On était plus ou moins d’accord. En discuter nous a permis de mieux cerner le phénomène. Avant on n’en parlait pas du tout.

Etienne Da Cruz