Une course de vitesse

En ces temps de confinement, une série d’articles de presse (du Monde en particulier) sont proposés à la lecture des étudiants de BTS qui préparent l’épreuve de culture générale et expression. Il ne s’agit pas ici de donner lieu à un cours mais de lire l’événement qui fait la une de la presse depuis quelque temps à la lumière des deux thèmes à l’étude cette année : « à toute vitesse », et « seuls avec tous ». Dans ce premier article, on aborde l’événement sous l’angle de la vitesse et de l’urgence.

Une course de vitesse paraît opposer la propagation du coronavirus, qui se révèle plus dangereux et contagieux qu’une grippe, et les moyens mis en place par les états pour lui faire barrage.

La mondialisation semble jouer dans les deux sens.

La facilité avec laquelle le virus se propage est étroitement liée à la libre circulation des personnes et le développement du transport aérien. Par ailleurs la rapidité avec laquelle la recherche et la coopération se déploient repose elle aussi sur les échanges internationaux : après une période de suppression de l’information, des scientifiques chinois ont pu rapidement séquencer le coronavirus et transmettre ce résultat à leurs homologues, ce qui a permis de lancer la recherche sur un vaccin.

En l’absence de vaccin, le coronavirus pourrait à terme faire plusieurs centaines de milliers de morts

Le Monde, 20 mars 2020

Des résultats sur le front de la recherche apparaissent d’autant plus urgents que les services de santé des différents pays, et des pays européens en particulier, sont en certains points déjà débordés par le nombre de malades (la Lombardie surtout, la région de Madrid, et le Haut-Rhin en France), et que des « modélisations » laissent présager plusieurs vagues de contamination.

Les pays occidentaux ont pris du retard dans la gestion de la crise sanitaire au regard de pays asiatiques tels que Taiwan, Singapour et la Corée du sud, qui n’ont pas dû prendre de mesures de confinement. Dans la course de vitesse contre le coronavirus des pays asiatiques paraissent avoir eu la réponse la plus efficace. Depuis quelques jours une série d’articles comparent les différentes approches et les raisons de la réactivité et des défaillances des uns et des autres.

Confinement : les vingt jours où tout a basculé au sommet de l’État

Le Monde, 20 mars 2020

Royaume-Uni : les dix jours perdus par Boris Johnson dans la lutte contre le coronavirus

Le Monde, 23 mars 2020

En Corée du Sud, des tests massifs pour endiguer le coronavirus

Le Monde, 20 mars 2020

Face à la rapidité de la contagion, les états opposent à la fois des freinages et des accélérations. D’une part on freine la vie économique, la mobilité des populations, les échanges directs entre les personnes, de manière à couper court à la transmission du virus. D’autre part on accélère la production de masques, de respirateurs, qui font défaut, et les essais d’antiviraux, ainsi que la mise au point de vaccins. Une compétition entre différents pays anime d’ailleurs la recherche sur un vaccin, qui ne pourrait être utilisé massivement que dans 18 mois environ. La course contre le covid-19 se double d’une course entre différentes nations (Etats-Unis, Allemagne, Chine).

Le gel d’un monde

Dernières Nouvelles d’Alsace, 8 mars 2020

« Nous sommes en guerre » : face au coronavirus, Emmanuel Macron sonne la « mobilisation générale »

Le monde, 17 mars 2020

Effort de guerre pour fabriquer masques et respirateurs

Le Devoir, 21 mars 2020

Vaccin : l’Allemagne fait bloc face à l’offre américaine

Liberation, 17 mars 2020