Tous les articles par Federico Maldonado

Séparés et ensemble

Voici la 2e présentation de documents ayant trait à la pandémie. Ils sont rassemblés sous l’angle du thème « seuls avec tous » à l’étude en culture générale et expression, et s’inscrivent dans l’animation autour de la semaine de la presse, qui n’a pas pu avoir lieu au lycée (« l’information sans frontières ? »).

Au mois de février, la presse évoquait souvent le cas de « super-spreaders » ou super-propagateurs, qui transmettaient le virus bien au-delà des 2 ou 3 personnes contaminées en moyenne dans le cercle d’un individu.

On parle davantage aujourd’hui d’événements « super-spreaders », voire de bombes biologiques. C’est le cas notamment pour

– le match de football où s’affrontèrent les équipes de Bergame et Valence le 19 février à Milan, date à laquelle les cas de malades du coronavirus étaient encore peu nombreux en Italie et en Espagne,

– une réunion évangélique qui eut lieu du 17 au 24 février à Mulhouse,

– un bar dans une station de ski, Ischgl, en Autriche,

– une simple fête d’anniversaire qui réunit une cinquantaine de personnes le 5 mars dans la banlieue huppée de Westport dans le Connecticut aux Etats-Unis.

Le virus paraît se propager comme un incendie lors de réunions et de rassemblements. Il prospère sur une dimension fondamentale du vivre ensemble.

Peut-on parler de super-propagateurs? – L’express, 16 février 2020

Le “match zéro” du coronavirus : comment Atalanta – Valence est devenu une “bombe biologique” – Eurosport, 24 mars 2020

Un rassemblement évangélique a propagé le coronavirus en France  – Le Figaro, 5 mars 2020

Coronavirus : comment une petite station de ski autrichienne a accéléré la propagation du virusFrance24, 24 mars 2020

La proximité physique de l’autre dès lors est perçue comme une menace. Des « gestes barrière » sont adoptés (on renonce aux serrements de main, aux embrassades), les réunions et rassemblements sont interdits, des mesures de confinement temporaires sont prises, dans l’attente de tests et la découverte d’un vaccin dont pourrait bénéficier toute la population. On aboutit à ce paradoxe : par solidarité à l’égard de tous, et en particulier avec les équipes de soignants, on accepte des mesures de séparation. La solidarité exige que chacun reste chez soi, et ne salue les autres que de loin. Les relations désormais se poursuivent surtout à travers le téléphone et Internet. Ceci ne fait qu’atténuer toutefois les difficultés de ceux qui vivent seuls ou dans des appartements exigus.

Mais le chacun chez soi n’est pas un chacun pour soi.

Dans des villes italiennes tout d’abord, où la population est rigoureusement confinée, on a vu apparaître du nord au sud une nouvelle sociabilité, qui témoigne d’une remarquable résilience sociale. Chaque soir les gens se rassemblent dans des instants qu’ils appellent flash mobs aux balcons dans les villes de Milan, Rome, Naples pour jouer un instrument de musique, chanter, reprendre en choeur certains chants. Certains arborent un drapeau italien. Tous s’interpellent. Les interprétations et les voix reconstruisent une proximité par le son, un être collectif que la crainte de la maladie avait apparemment dissocié.

En France et en Espagne un phénomène comparable a lieu à travers les applaudissements qui tous les soirs à 20h résonnent des balcons et des fenêtres par gratitude à l’égard des équipes de soignants qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le covid-19.

La pandémie n’est pas venue à bout de la vie sociale.

Une course de vitesse

En ces temps de confinement, une série d’articles de presse (du Monde en particulier) sont proposés à la lecture des étudiants de BTS qui préparent l’épreuve de culture générale et expression. Il ne s’agit pas ici de donner lieu à un cours mais de lire l’événement qui fait la une de la presse depuis quelque temps à la lumière des deux thèmes à l’étude cette année : « à toute vitesse », et « seuls avec tous ». Dans ce premier article, on aborde l’événement sous l’angle de la vitesse et de l’urgence.

Une course de vitesse paraît opposer la propagation du coronavirus, qui se révèle plus dangereux et contagieux qu’une grippe, et les moyens mis en place par les états pour lui faire barrage.

La mondialisation semble jouer dans les deux sens.

La facilité avec laquelle le virus se propage est étroitement liée à la libre circulation des personnes et le développement du transport aérien. Par ailleurs la rapidité avec laquelle la recherche et la coopération se déploient repose elle aussi sur les échanges internationaux : après une période de suppression de l’information, des scientifiques chinois ont pu rapidement séquencer le coronavirus et transmettre ce résultat à leurs homologues, ce qui a permis de lancer la recherche sur un vaccin.

En l’absence de vaccin, le coronavirus pourrait à terme faire plusieurs centaines de milliers de morts

Le Monde, 20 mars 2020

Des résultats sur le front de la recherche apparaissent d’autant plus urgents que les services de santé des différents pays, et des pays européens en particulier, sont en certains points déjà débordés par le nombre de malades (la Lombardie surtout, la région de Madrid, et le Haut-Rhin en France), et que des « modélisations » laissent présager plusieurs vagues de contamination.

Les pays occidentaux ont pris du retard dans la gestion de la crise sanitaire au regard de pays asiatiques tels que Taiwan, Singapour et la Corée du sud, qui n’ont pas dû prendre de mesures de confinement. Dans la course de vitesse contre le coronavirus des pays asiatiques paraissent avoir eu la réponse la plus efficace. Depuis quelques jours une série d’articles comparent les différentes approches et les raisons de la réactivité et des défaillances des uns et des autres.

Confinement : les vingt jours où tout a basculé au sommet de l’État

Le Monde, 20 mars 2020

Royaume-Uni : les dix jours perdus par Boris Johnson dans la lutte contre le coronavirus

Le Monde, 23 mars 2020

En Corée du Sud, des tests massifs pour endiguer le coronavirus

Le Monde, 20 mars 2020

Face à la rapidité de la contagion, les états opposent à la fois des freinages et des accélérations. D’une part on freine la vie économique, la mobilité des populations, les échanges directs entre les personnes, de manière à couper court à la transmission du virus. D’autre part on accélère la production de masques, de respirateurs, qui font défaut, et les essais d’antiviraux, ainsi que la mise au point de vaccins. Une compétition entre différents pays anime d’ailleurs la recherche sur un vaccin, qui ne pourrait être utilisé massivement que dans 18 mois environ. La course contre le covid-19 se double d’une course entre différentes nations (Etats-Unis, Allemagne, Chine).

Le gel d’un monde

Dernières Nouvelles d’Alsace, 8 mars 2020

« Nous sommes en guerre » : face au coronavirus, Emmanuel Macron sonne la « mobilisation générale »

Le monde, 17 mars 2020

Effort de guerre pour fabriquer masques et respirateurs

Le Devoir, 21 mars 2020

Vaccin : l’Allemagne fait bloc face à l’offre américaine

Liberation, 17 mars 2020

Journée Portes Ouvertes du 25 janvier

De nouveau cette année on a constaté une forte affluence à la journée portes ouvertes du mois de janvier, plus particulièrement destinée aux filières de BTS.

Les visiteurs s’inscrivent à l’accueil ou auprès des professeurs qui animent les différents stands représentant les 13 filières de BTS en formation initiale ou en alternance.

Nous vous rappelons les noms des différentes filières:

Pour la première fois la classe préparatoire ATS génie civil et architecture, était présente. On découvrait aussi deux nouveautés en salle De Cecco : le totem qui avait été monté au salon de l’étudiant, et qui y a été remonté dans sa configuration d’origine, c’est-à-dire avec ses deux cylindres, et une petite exposition sur Jean Prouvé.

Les visiteurs trouvent des réponses à leurs nombreuses questions en groupes ou en tête à tête. 

Nous espérons qu’ils nous rejoindront nombreux l’an prochain.

F. Maldonado

Le lycée a 30 ans

Ils furent nombreux, 200 environ, au rendez-vous de la célébration du trentenaire du lycée Jean Prouvé ce 15 novembre dernier. C’étaient des anciens élèves, travaillant aujourd’hui en entreprises du bâtiment pour la plupart, des anciens collègues, souvent retraités, le personnel de l’établissement, des inspecteurs, des représentants d’élèves et de parents d’élèves. La joie des retrouvailles entre camarades de promotion et avec leurs professeurs se lisait sur les visages. Beaucoup ne s’étaient pas revus depuis de longues années.

Ils pouvaient découvrir l’histoire du lycée et s’y situer à travers une exposition intitulée « Une aventure commencée il y a 30 ans ».

Vingt-deux panneaux y rassemblent coupures de presse et photos, regroupées par thème et par époque (l’inauguration du lycée, l’horizon professionnel, Radio lycée, la place des lycéennes et des étudiantes dans un lycée du bâtiment etc.). On y apprend que lors de son inauguration en septembre 1989, le lycée s’appelait lycée du bâtiment. Il n’adopte le nom de Jean Prouvé qu’en 1990. Il était prévu que l’exposition aurait lieu du 12 au 22 novembre. On pense aujourd’hui la prolonger jusqu’au 19 décembre.

C’est dans la même salle qu’eut lieu le spectacle. Au programme, il y avait d’abord un sketch par les deux professeures de français, Pascale Looten et Pascale Bertin, puis un spectacle par 4 jongleurs et équilibristes de l’école régionale du cirque de Lomme, avec laquelle se dessine un partenariat, et un concert de musique où d’autres collègues purent exercer leur talent.

L’affluence dépassait les prévisions. C’était particulièrement notable dans la salle de restauration où un buffet attendait les invités et les discussions allaient bon train.