Archives de catégorie : Actualités

Séparés et ensemble

Voici la 2e présentation de documents ayant trait à la pandémie. Ils sont rassemblés sous l’angle du thème « seuls avec tous » à l’étude en culture générale et expression, et s’inscrivent dans l’animation autour de la semaine de la presse, qui n’a pas pu avoir lieu au lycée (« l’information sans frontières ? »).

Au mois de février, la presse évoquait souvent le cas de « super-spreaders » ou super-propagateurs, qui transmettaient le virus bien au-delà des 2 ou 3 personnes contaminées en moyenne dans le cercle d’un individu.

On parle davantage aujourd’hui d’événements « super-spreaders », voire de bombes biologiques. C’est le cas notamment pour

– le match de football où s’affrontèrent les équipes de Bergame et Valence le 19 février à Milan, date à laquelle les cas de malades du coronavirus étaient encore peu nombreux en Italie et en Espagne,

– une réunion évangélique qui eut lieu du 17 au 24 février à Mulhouse,

– un bar dans une station de ski, Ischgl, en Autriche,

– une simple fête d’anniversaire qui réunit une cinquantaine de personnes le 5 mars dans la banlieue huppée de Westport dans le Connecticut aux Etats-Unis.

Le virus paraît se propager comme un incendie lors de réunions et de rassemblements. Il prospère sur une dimension fondamentale du vivre ensemble.

Peut-on parler de super-propagateurs? – L’express, 16 février 2020

Le “match zéro” du coronavirus : comment Atalanta – Valence est devenu une “bombe biologique” – Eurosport, 24 mars 2020

Un rassemblement évangélique a propagé le coronavirus en France  – Le Figaro, 5 mars 2020

Coronavirus : comment une petite station de ski autrichienne a accéléré la propagation du virusFrance24, 24 mars 2020

La proximité physique de l’autre dès lors est perçue comme une menace. Des « gestes barrière » sont adoptés (on renonce aux serrements de main, aux embrassades), les réunions et rassemblements sont interdits, des mesures de confinement temporaires sont prises, dans l’attente de tests et la découverte d’un vaccin dont pourrait bénéficier toute la population. On aboutit à ce paradoxe : par solidarité à l’égard de tous, et en particulier avec les équipes de soignants, on accepte des mesures de séparation. La solidarité exige que chacun reste chez soi, et ne salue les autres que de loin. Les relations désormais se poursuivent surtout à travers le téléphone et Internet. Ceci ne fait qu’atténuer toutefois les difficultés de ceux qui vivent seuls ou dans des appartements exigus.

Mais le chacun chez soi n’est pas un chacun pour soi.

Dans des villes italiennes tout d’abord, où la population est rigoureusement confinée, on a vu apparaître du nord au sud une nouvelle sociabilité, qui témoigne d’une remarquable résilience sociale. Chaque soir les gens se rassemblent dans des instants qu’ils appellent flash mobs aux balcons dans les villes de Milan, Rome, Naples pour jouer un instrument de musique, chanter, reprendre en choeur certains chants. Certains arborent un drapeau italien. Tous s’interpellent. Les interprétations et les voix reconstruisent une proximité par le son, un être collectif que la crainte de la maladie avait apparemment dissocié.

En France et en Espagne un phénomène comparable a lieu à travers les applaudissements qui tous les soirs à 20h résonnent des balcons et des fenêtres par gratitude à l’égard des équipes de soignants qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le covid-19.

La pandémie n’est pas venue à bout de la vie sociale.

Une course de vitesse

En ces temps de confinement, une série d’articles de presse (du Monde en particulier) sont proposés à la lecture des étudiants de BTS qui préparent l’épreuve de culture générale et expression. Il ne s’agit pas ici de donner lieu à un cours mais de lire l’événement qui fait la une de la presse depuis quelque temps à la lumière des deux thèmes à l’étude cette année : « à toute vitesse », et « seuls avec tous ». Dans ce premier article, on aborde l’événement sous l’angle de la vitesse et de l’urgence.

Une course de vitesse paraît opposer la propagation du coronavirus, qui se révèle plus dangereux et contagieux qu’une grippe, et les moyens mis en place par les états pour lui faire barrage.

La mondialisation semble jouer dans les deux sens.

La facilité avec laquelle le virus se propage est étroitement liée à la libre circulation des personnes et le développement du transport aérien. Par ailleurs la rapidité avec laquelle la recherche et la coopération se déploient repose elle aussi sur les échanges internationaux : après une période de suppression de l’information, des scientifiques chinois ont pu rapidement séquencer le coronavirus et transmettre ce résultat à leurs homologues, ce qui a permis de lancer la recherche sur un vaccin.

En l’absence de vaccin, le coronavirus pourrait à terme faire plusieurs centaines de milliers de morts

Le Monde, 20 mars 2020

Des résultats sur le front de la recherche apparaissent d’autant plus urgents que les services de santé des différents pays, et des pays européens en particulier, sont en certains points déjà débordés par le nombre de malades (la Lombardie surtout, la région de Madrid, et le Haut-Rhin en France), et que des « modélisations » laissent présager plusieurs vagues de contamination.

Les pays occidentaux ont pris du retard dans la gestion de la crise sanitaire au regard de pays asiatiques tels que Taiwan, Singapour et la Corée du sud, qui n’ont pas dû prendre de mesures de confinement. Dans la course de vitesse contre le coronavirus des pays asiatiques paraissent avoir eu la réponse la plus efficace. Depuis quelques jours une série d’articles comparent les différentes approches et les raisons de la réactivité et des défaillances des uns et des autres.

Confinement : les vingt jours où tout a basculé au sommet de l’État

Le Monde, 20 mars 2020

Royaume-Uni : les dix jours perdus par Boris Johnson dans la lutte contre le coronavirus

Le Monde, 23 mars 2020

En Corée du Sud, des tests massifs pour endiguer le coronavirus

Le Monde, 20 mars 2020

Face à la rapidité de la contagion, les états opposent à la fois des freinages et des accélérations. D’une part on freine la vie économique, la mobilité des populations, les échanges directs entre les personnes, de manière à couper court à la transmission du virus. D’autre part on accélère la production de masques, de respirateurs, qui font défaut, et les essais d’antiviraux, ainsi que la mise au point de vaccins. Une compétition entre différents pays anime d’ailleurs la recherche sur un vaccin, qui ne pourrait être utilisé massivement que dans 18 mois environ. La course contre le covid-19 se double d’une course entre différentes nations (Etats-Unis, Allemagne, Chine).

Le gel d’un monde

Dernières Nouvelles d’Alsace, 8 mars 2020

« Nous sommes en guerre » : face au coronavirus, Emmanuel Macron sonne la « mobilisation générale »

Le monde, 17 mars 2020

Effort de guerre pour fabriquer masques et respirateurs

Le Devoir, 21 mars 2020

Vaccin : l’Allemagne fait bloc face à l’offre américaine

Liberation, 17 mars 2020

Lutter contre les discriminations

Mardi, nous avons rencontré deux intervenants de la ligue des droits de l’Homme, Mme Tiset et M. Philibert, qui sont venus débattre avec nous sur la question des discriminations.

La discrimination c’est le fait de mettre à l’écart quelqu’un ou de lui donner un traitement défavorable en fonction de son origine, son sexe, son âge, son apparence physique, ses opinions, sa religion, son lieu de résidence…

Elle peut se manifester lors d’une recherche d’emploi, de logement, d’une demande de prêt…

Toutes les discriminations sont interdites par la lois, mais il est difficile de les prouver.

Une expérience a démontré que la discrimination à l’embauche existe vraiment. Un testing a été réalisé récemment (janvier 2020). On a envoyé un ensemble de CV, de lettres de motivations à de grandes entreprises Françaises. On a pu observer que les candidats dont le nom était Français obtenaient davantage d’entretiens.

Les intervenants nous ont montré des vidéos où on constate que les discriminations passent aussi par l’accent ou l’origine. On a vu un exemple récent avec les Chinois à Paris, qui se sentent discriminés depuis l’apparition du coronavirus.

Ils nous ont demandé ce qu’on ferait si nous étions victime nous même de discrimination. Certains ont répondu qu’ils iraient porter plainte à la police. Les intervenants nous ont conseillé d’en parler aux professeurs ou aux CPE si un incident se produisait au lycée. Ils nous ont aussi parlé du Défenseur des droits à qui on peut envoyer un courrier.

Nous pensons que les discriminations ne devraient plus exister depuis qu’elles sont reconnues comme telles, c’est à dire depuis la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui stipule que tous les Hommes naissent libres et égaux en droit.

Ethan Piétin et Margaux Sergent

La semaine de l’orientation

Du mardi 11 février au jeudi 13, notre établissement a accueilli la faculté des sciences appliquées de Béthune, les entreprises Ramery, Eiffage et Eurovia. La faculté et les entreprises ont présenté leurs différentes branches et secteurs en salle de Cecco. Les étudiants de BTS et élèves de terminales ont été conviés à assister aux présentations.

L’entreprise Ramery nous a présenté trois secteurs d’activités : TP (travaux publics), Bâtiment, et Enveloppe du bâtiment. Chacun de ces secteurs correspond à l’un de nos BTS.

Je termine mes études en EEC (études et économie de la construction) qui est une filière généraliste et intéresse aussi une entreprise comme Ramery. Après un échange avec le personnel, nous pouvions leur communiquer nos coordonnées pour des stages, des apprentissages voire une première embauche. La démonstration s’est terminée par une collation que tout le monde a beaucoup apprécié. Nos professeurs étaient aussi présents.

Le lendemain le groupe Eiffage a envoyé une représentante des ressources humaines du district des Hauts-de-France et du Grand Est. Elle nous a présenté les champs d’activité du groupe : Bâtiment, Travaux publics, Énergie et Route. On a surtout eu des informations sur le secteur Route, dans lequel elle travaille. A la fin de la démonstration, nous pouvions avoir une entrevue avec elle et lui transmettre CV et lettres de motivation.

Jeudi, nous avions rendez-vous avec la faculté des sciences appliquées de Béthune puis le groupe Eurovia, une filiale de Vinci spécialisée dans les travaux publics. La représentante d’Eurovia nous a explique que toutes les flilières de BTS du lycée les intéressaient a priori. Eux-mêmes disposent de campus à Mérignac et Gevrey-Chambertin où ils forment leurs salariés et où on peut donc compléter nos formations.

Cette semaine a été bénéfique à la fois pour les lycéens, qui sont à la recherche de formations post-bac, et pour les étudiants en BTS, qui sont à la recherche de stages et d’emplois.

Albert Godsens

Echange scolaire avec l’Allemagne

Cette année les élèves germanistes de seconde et première avaient la possibilité de participer au nouvel échange scolaire avec une école à Witten, en Allemagne, la Rudolf Steiner Schule.

 

La première partie s’est déroulée en janvier. Neuf élèves se sont lancés à la découverte de la vallée de la Ruhr et surtout de leurs correspondants allemands.

Notre programme a été éclectique : une ancienne aciérie qui est aujourd’hui transformée en salle de spectacle, une après-midi Bowling, un déjeuner au restaurant et puis la visite du stade de football de l’équipe de Dortmund ont été les moments forts pour nous tous. Pour l’accueil chaleureux et l’organisation nous remercions notre collègue à Witten, Madame Véronique Rothstein.

Les binômes ont très bien fonctionné comme on peut constater en lisant les témoignages que les élèves ont rédigés le dernier jour en Allemagne.  Certains auraient aimé rester plus longtemps Outre-Rhin et tous les élèves ont constaté plus de facilité à s’exprimer dans la langue de Goethe à la fin de leur séjour.

Vivement la venue des copains allemands au mois de mars. Nous visiterons entre autres la citadelle, le Palais des Beaux-Arts, le LAM à Villeneuve d’Ascq, l’exposition «Bauhaus» au WAAO à Lille et nous jouerons à la pétanque !

Verena Carpentier, la professeur d’allemand, et Philippe Montagne, le proviseur adjoint, ont eu le plaisir d’accompagner cet échange.